À la recherche du bonheur ?

Rédigé le 09/03/2026


IL EST LA PORTE !

Nous aspirons tous à vivre dans un monde en paix, sécure, où coule le lait et le miel en abondance. Malheureusement, en ce moment, quand on écoute l'actualité géopolitique mondiale, on entend bien plus parler de guerres, de conflits, de crises économiques et de menaces nucléaires que de paix... Dans un tel climat, tout le monde cherche la sécurité à droite, à gauche...

Dans le livre de l’Exode (chapitre 32), les hébreux avaient eux aussi soif d'abondance, de paix et de liberté après avoir vécu 400 ans sous l'oppression égyptienne. Mais, avant d’entrer concrètement dans le pays promis, ils ont dû passer par le désert. À peine environ 3 mois plus tard, malgré les miracles incroyables qu'ils avaient vu, ils ont commencé à regretter leur ancienne condition, à perdre confiance en Moïse, leur conducteur. Pourtant, Dieu ne les a jamais abandonné ! Il était avec eux dans ce désert ; il les nourrissait et les conduisait miraculeusement... Mais, impatients et insatisfaits de ce qu'ils vivaient, ils ont commencé à chercher une solution pour sortir de leur désert : ils se sont fabriqués un veau en or...

Je me suis demandée pourquoi ils ont fait un veau et pas un aigle ou autre chose. Et voici ce que j'ai découvert. Dans le monde antique, le veau était au service de l’homme... Il servait à porter des charges, à travailler la terre. Dans les cultures environnantes, le veau ou le taureau était aussi associé à la puissance divine, à la fertilité et à la protection. En Egypte, le culte du taureau était très répandu. Ainsi, en se faisant un veau en or, le peuple voulait probablement se faire un dieu visible, maîtrisable qui serve ses intérêts, le sécurise et le protège... Il pensait surement que ce dieu était la "porte du bonheur" celle qui l'amènerait vers son pays promis. 

Ce passage m'a beaucoup interpelée... Je me suis demandée si nous n’avons pas, nous aussi, parfois tendance à chercher un Dieu qui nous serve ? Un Dieu qui nous bénisse et ne nous dérange pas trop ? Un Dieu qui aille dans notre sens, qui s'occupe de nos intérêts et nous épargne de passer par des temps de désert... Pourtant, nous le savons, Dieu ne nous a jamais promis une vie sans souffrance. Jésus a averti ses disciples qu'ils passeraient par des temps de tribulation (Jean 16.33). Il nous a averti que des temps de guerre devaient arriver à la fin des temps (Matthieu 24.6). Il nous a aussi encouragé à ne pas craindre et à lui faire confiance !

Jésus est LA porte ! La porte qui nous conduit vers la paix ! Dans Jean 10.9-10 nous lisons : Je suis la porte. Si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé ; il entrera et il sortira, et il trouvera des pâturages. Le voleur ne vient que pour dérober, égorger et détruire ; moi, je suis venu afin que les brebis aient la vie, et qu’elles soient dans l’abondance.
Après avoir fait quelques recherches, j'ai découvert qu'au temps de Jésus, les brebis passaient la nuit dans un enclos en pierre, souvent à ciel ouvert. Cet enclos avait une seule ouverture : la fameuse “porte” qui n’avait pas de battant en bois, pas de serrure. 
Afin de protéger son troupeau, le berger, lui-même, s’assayait ou se couchait dans l’ouverture. Le berger devenait la porte vivante ! Impossible pour une brebis de sortir ou pour un voleur d’entrer sans passer par lui... Le Berger était donc la garantie du repos et de la sécurité... Et c’est exactement ce que Jésus veut être pour nous ! 

Même si Jésus ne nous a pas promis une vie sans "tempête", il nous assure sa présence au cœur de l’épreuve. Il ne nous demande pas de tout maîtriser, mais de lui faire confiance. 

Oui Jésus veille sur notre vie même si nous ressentons la pluie, le vent, le froid de l’hiver. Il intercède pour nous, il combat pour nous, même dans les combats que nous ne comprenons pas ! 

Alors même si le monde qui nous entoure parle de guerres, restons dans la paix, faisons confiance à Jésus, notre sauveur, notre Seigneur et notre berger. Il est La porte ! Il veille sur ceux qui l'aiment.